Marchons, de Saint-Rémy à Chevreuse

En suivant le chemin de Coubertin, le chemin des Regains puis un sentier vers l’Yvette, cette promenade à pied vous emmènera en 3 km, de la gare de Saint Rémy à l’église de Chevreuse. Vous longerez le domaine de Coubertin avec de belles vues sur le château de la Madeleine qui surplombe la vallée que l’abbé Suger au XIIe siècle, nommait déjà « Vallis Caprolensis », Vallée de Chevreuse.

A la sortie de la gare de Saint Rémy, l’ancienne maison de garde-barrière-aiguillage a été transformée en office de Tourisme et en une boutique de location de vélos.

Les trains sont arrivés à Saint Rémy en 1867 en provenance de la gare d’Orsay à Paris, puis a été prolongée jusqu’en 1939 vers Limours. Cette voie passait d’ailleurs dans le domaine du château de Coubertin en coupant l’avenue menant au Château.

Descendez quelques dizaine de mètres vers la vallée pour prendre la piste cyclable et piétonne du chemin de Coubertin.

Vous apercevrez à gauche, la ferme du XVIe siècle à côté du château de Coubertin.

l’ancienne ferme de Coubertin

Le château a été construit à partir de 1696 par Bernard Fredy de Coubertin et agrandi en 1896 avec un grand salon à toit terrasse.

Séparé du château par une chapelle, la ferme est constituée de plusieurs bâtiments du XVIIe siècle, et un imposant colombier.

Bonaventure Julien de Frédy, baron de Coubertin (1788-1871), haut fonctionnaire de Napoléon Ier à Brême et Oldenbourg puis haut officier militaire dans l’armée de Louis XVIII, fut le maire de St Rémy jusqu’en 1871.

Son fils, Charles de Coubertin, était peintre et a réalisé le retable de l’église de Saint Rémy, aujourd’hui classé.

Son petit fils Pierre de Coubertin, historien, est le rénovateur des Jeux olympiques.

C’est la nièce de Pierre, Yvonne de Coubertin qui hérita du château avec ses soeurs.

Philanthrope, elle créa des logements pour les étudiants à Paris. Et fonda ici, avec le sculpteur Jean-Bernard, la Fondation de Coubertin qui a pour objet de parfaire la formation professionnelle, intellectuelle et culturelle de jeunes issus des métiers manuels et de leur transmettre un certain nombre de valeurs : souci de la perfection et de la qualité du travail, sens de l’honnêteté et des responsabilités.

Le parc de la fondation présente des sculptures de Rodin, Bourdelle, Bernard, Pan… dont certaines ornent le très beau « Jardin des Bronzes » qui longe derrière un mur le chemin.

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Derrière se trouvent les Ateliers Saint-Jacques créés en 1963 , avec fonderie, métallerie-ferronnerie, taille de pierre, et ébénisterie.

Là ont été réalisées par exemple la statue de Charles de Gaulle de Jean Cardot sur les Champs-Elysées, et la restauration de l’archange du Mont-Saint-Michel…

A hauteur du « Jardin des Bronzes », côté vallée, vous longerez un mur qui enferme un potager. C’était le potager du château, réservé à « la baronne ». Toutes les semaines le jardinier envoyait à Paris des légumes de ce potager aux foyers d’étudiantes de l’Association Fénelon crées par Yvonne de Coubertin.

Après ce potager, en vous tournant vers la vallée, vous verrez le Moulin des Clayes.

C’est un des plus vieux moulin à haut de la vallée, connu au moins depuis 1206. C’était un moulin à grain, mais également le siège de la seigneurie de Saint-Rémy qui dépendait de Chevreuse. Au XIII et XIVe siècle ces seigneurs de Saint-Rémy sont vassaux et cousins des puissant seigneurs de Chevreuse.

Ce moulin est aussi connu sous le nom de Grand-Moulin et Moulin à Tan, car il a été converti au XVII e siècle pour broyer les écorces de chêne et fournir le tannin pour les tanneries de Chevreuse. Le cours de l’Yvette avait été détourné pour augmenter le dénivelé d’eau et faire tourner la roue que l’on voit toujours.

Il est redevenu au XIX moulin  à blé, puis « à effilocher la laine » pour fabriquer des matelas à partir de vieux tapis.

Transformée en propriété d’agrément au XXe siècle, il fut habité par le sculpteur Edward Bruce Douglas.

Un peu plus loin, de l’autre côté de la vallée, l’on devine presque la maison Pan Wogenscky

Créateurs phares de la sculpture et de l’architecture du XXe siècle, Marta Pan (1923-2008) et André Wogenscky (1916-2004) ont initié la Fondation qui porte leur nom, et l’ont établie dans leur maison-atelier.

Ils se marient en 1952. Marta Pan, sculptrice a besoin d’un atelier, André Wogensky, architecte, construira leur maison sur un terrain jusque-là champ de fraise. Ce sera son premier chantier indépendant après avoir travaillé avec Le Corbusier de 1934 à 1944.

Le plan est ouvert. Autour de la cuisine, les volumes se déploient suivant les mesures du Modulor au rez de chaussée autour de la cuisine avec un atelier et un salon et des vues bien cadrées sur le jardin.

Le jardin est orné de sculptures de Marta Pan.

Maison et jardin sont classés depuis 1997.

Visites guidées possible auprès de la Fondation Marta Pan André Wogensky.

Continuez vers la nouvelle ferme de Coubertin

La Ferme de Coubertin est une exploitation familiale agricole composée d’un troupeau de 70 vaches laitières, veaux, 32 chèvres, chevreaux ainsi que des lapins et des cochons.

A hauteur de la rue des Ponts-Blonnier, sur votre droite, se trouve l’école St Lubin, près du site de trois équipements du moyen-âge : le moulin banal, la léproserie, et le pilori, lieu de justice.

Continuez 150m sur la voie pédestre et cyclable, puis tournez à droite sur le GR11 qui traverse les champs jusqu’à la rue Charles Michels jusqu’aux berges de l’Yvette.

Ce quartier a été industriel, quand les tanneries de la ville, jugées trop polluantes pour être en ville, s’y sont établies au XIXe siècle. La dernière tannerie fonctionna jusque vers 1960. Cet ancien faubourg industriel est devenu quartier résidentiel avec plusieurs résidences le long de l’Yvette.

Continuez la rue Charles Michels jusqu’au centre de secours des pompiers. Prenez le chemin qui longe le canal de l’Yvette vers l’ouest, appelé «promenade des petits ponts » ou « sentiers des tanneurs » jusqu’au séchoir à peau.

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Au XVIIIe siècle jusqu’à 20 tanneries étaient établies côté ville, et utilisaient l’eau de l’Yvette pour nettoyer les cuirs.

Continuez la promenade avec tous les ponts et lavoirs qui au XIXe siècle permettaient aux résidents d’accéder à leurs potagers de l’autre côté de l’Yvette. Vous arrivez au vieux lavoir de la rue des Mandars.

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Tournez à droite jusqu’à la rue de la Division Leclerc à droite, puis à gauche dans la rue Lalande, rue piétonne  où se trouve le cabaret du Lys, vieil établissement fréquenté par Jean Racine.

Vous entrez alors dans l’ancien centre médiéval fortifié de Chevreuse.

Chevreuse s’est établie au Moyen Age au pied du château de la Madeleine, le long de l’Yvette et d’une route qui menait de Paris vers l’ouest.

Contours approximatifs des fortifications

Les premières fortifications construites entre 1380 et 1420 encerclaient le château, l’abbaye et l’église paroissiale, ainsi que la petite ville avec ses marchés.

Une seconde fortification de la fin du XVIe siècle a compris les faubourgs à l’est ainsi que toute la zone vers l’Yvette et ses tanneries. Tournez à gauche vers l’Eglise Saint-Martin.

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