Eglise de Saint-Forget

L’église de Saint Forget se trouve près d’une source à l’écart des trois hameaux de la commune, entre Chevreuse et Dampierre.

Entrez par le porche fermé, dans la nef, le lieu de rassemblement des fidèles. C’est une large salle au plafond à la française, éclairée de vitres claires, et terminée par un transept et une abside voutée.

Tout de suite à gauche, vous verrez une vasque de pierre pour les baptêmes.

  C’est aux fonts baptismaux que les catéchumènes deviennent chrétiens par le geste de l’eau versée sur la tête. Ils pourront alors participer à la célébration de la messe, ou eucharistie.

Le bénitier près de la porte rappelle aux catholiques leur baptême ; ils font le signe de la croix en entrant dans l’église.

 Au XIIe siècle une première construction avait été élevée, petit sanctuaire près de la source dédiée à Saint Féréol. C’est aujourd’hui le chœur de l’église. Elle fut reprise au XIVe siècle.

Le transept et la nef ont été bâtis au XV et XVIe siècle, le plafond date du XVIIe siècle, et le porche du XVIIIe siècle. L’église fut consacrée à Saint Gilles au début du XIXe siècle.

 Approchez-vous du chœur; c’est l’autel qui en est la partie centrale car là est célébrée l’Eucharistie, selon les paroles de Jésus, « faites ceci en mémoire de moi ».  A chaque messe, le sacrifice du Christ est renouvelé quand le pain et le vin sont transformés en son Corps et en son Sang.  Comme le rappelle le petit Christ en Croix qui surmonte l’autel.  Et sur les peintures murales la crucifixion et la déposition de la croix.

L’autel ancien date de la fin du XVII e siècle, en bois peint, orné d’une colombe dans une nuée, entouré d’un décor de grappes de vigne. La colombe représente le Saint Esprit. 

Sur l’autel se trouve le tabernacle. Là sont gardées les hosties (le pain) qui ont été consacrées pendant l’eucharistie, et qui resteraient après la communion des fidèles.

 Sur la porte du tabernacle, un décor classique avec l’agneau, le livre aux sept sceaux et un triangle entouré d’une nuée.

L’agneau est le symbole du Christ dont il évoque le sacrifice. Mais sur le livre il évoque l’agneau vainqueur, celui qui a su ouvrir les sept sceaux ( Apocalypse de Saint Jean).

Le triangle symbolise la trinité. Les chrétiens croient en un seul Dieu qui est Père, Fils et Saint-Esprit; la troisième personne de la Trinité, l’Esprit Saint, est l’Esprit de Jésus que le Père nous communique, le souffle.

Près de l’autel plusieurs panneaux d’un coffre du XVe siècle ont été placés. Ils présentent le Christ entouré des apôtres et la Vierge près de trois saintes.

Les peintures anciennes sous le décor du XIXe siècle

Au plafond, les inscriptions ECCE MATER TUA (Voici ta mère) et ITE AD JOSEPH (Allez à Joseph) ont été placées quand l’église a été réaménagée au XIXe siècle, indiquant aux fidèles de prendre pour exemple et de se rapprocher de Marie et de Joseph.

Au nord, l’inscription rappelle les mots de Jésus, sur la croix, rapportés par St Jean :

« Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Jean Chapitre 19.

Au dessus de l’autel nord, la statue montre Marie qui tient l’enfant Jésus. La Vierge Marie est une jeune fille juive, promise à Joseph. Elle apprend par l’ange Gabriel qu’elle sera la mère du fils de Dieu, ce qu’elle accepte. Avec Joseph elle élèvera Jésus qui est né à Bethléem, et a grandi à Nazareth.

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 Baptisé par Jean-Baptiste, Jésus prêchera en Galilée, puis sera arrêté, jugé et crucifié.

Mort sur la croix, Jésus ressuscite, le troisième jour, à Pâques, et dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » puis  «  Allez! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ». Matthieu 28.

Pierre, un des apôtres, ira à Rome, il sera le premier pape.

 Plus tard Irénée ira à Lyon. Et, vers l’an 200, l’Eglise s’est établie jusqu’à Paris avec saint Denis, puis partout en France, avec saint Martin qui a construit la première abbaye et vers l’an 700 saint Gilles.

La statue contemporaine du Christ a été réalisée par Laurence Domenach, de Cernay.

A côté, une statue de Sainte Thérèse : Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face n’a vécu que 24 ans à la fin du XIX siècle. « Si sa vie fut très simple et cachée, la publication de ses écrits après sa mort en fit une des saintes les plus connues et aimées ». Pape Benoit XVI.

Au sud, une statue de Saint Antoine dit de Padoue (+1231) : Natif du Portugal, il fut un très grand prédicateur franciscain. Il est généralement représenté tenant un livre sur lequel repose l’Enfant Jésus, vêtu du manteau brun à capuchon. Il est connu pour ses sermons où il invitait à rechercher l’amitié des pauvres et la véritable richesse, celle du cœur.  Suivant les mots de Jésus « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Matthieu 22.

Les peintures murales du XV ou XVI e siècle ont été retrouvées, en 2003, sous le décor datant de 1875. Elles représentent, entre autres, la crucifixion, la déposition de la croix, et le jugement dernier.

En revenant dans la nef, vous verrez la chaire.

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Pendant la messe les lectures sont lues et commentées près de l’autel, à l’ambon, ici un pupitre en bois. Auparavant les sermons ou homélies étaient prononcés dans cette chaire en chêne surmontée d’un ‘abat-voix’.

En face, on voit un banc-d’œuvre du XVIIIe siècle pour les marguillers, ceux qui administrent la paroisse.

Le tableau de Saint Joseph date du XIXe siècle ; c’est en 1870 que le pape le déclara patron de l’église universelle.

Le tableau en face, probablement du XVIIe siècle représente la ‘messe de Saint-Gilles’, à qui est dédiée cette église.

D’origine grecque, né à Athènes, Gilles (Aegidius), mort vers 720, vécut en ermite dans les forêts près de Nîmes dans le Gard où il a fondé une abbaye. Un pèlerinage important y menait au moyen-âge, qui fut repris au XIXe siècle quand on a retrouvé le tombeau de saint Gilles en 1865 à Saint-Gilles du Gard.

En sortant, allez voir au sud la très ancienne source près de la quelle fut construite l’église Elle était dédiée à saint Ferréol.

Dans le cimetière, les tombes entourent une grand croix, du XVIe siècle avec quatre faces sculptées représentant le calvaire

Jésus, priant à genoux, au jardin des oliviers
Jésus ceint de la couronne, Ecce Homo
Jésus portant sa croix
Déposition de la croix

(feuillet info église  St Forget HB- EPVC 21.7.21)                                                         

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