En mars, promenez-vous à Breteuil

Cette promenade de 4km vous conduira au travers du parc boisé qui descend dans un vallon avec de très beaux arbres.

Ceux qui veulent rester autour du château, sans dénivelé, feront un parcours d’1,5 km.

Dans les bois, vous apercevrez les premières jacinthes, jonquilles et anémones des bois.

Après le jardin à la française, vous verrez dans le « Jardin des Princes » les floraisons de la fin de l’hiver, hellébores, crocus, hamamelis, anémones et iris…

1-

Tournez tout de suite à gauche afin de commencer la visite par la partie du parc  qui se trouve en bordure du plateau.

Vous passez près de l’aire de jeux. Derrière un petit bois de bouleaux blancs. vous pouvez apercevoir la maison du Petit Chaperon-Rouge. Passez-y, peut-être y rencontrerez-vous le loup …

Le long du chemin quelques pervenches fleurissent.

En poursuivant vous verrez une trouée qui donne sur la vallée de Chevreuse, avec un magnifique frêne.

Un peu plus loin, de grands abris ont été construits près d’une grille à l’emplacement de l’ancienne entrée du château.

Carte des chasses du roi, vers 1765

En effet, le château de Breteuil est construit à l’emplacement d’un site appelé Bévilliers (Bi-Villae), car il s’y trouvaient au moyen-âge deux villae , l’une triangulaire, l’autre carrée. Ce fief dépendait de Chevreuse où les Seigneurs avaient construit un puissant donjon pour surveiller la route de Paris vers l’ouest et défendre le domaine royal. D’autres donjons avaient été construits, comme à Montlhéry, Châteaufort, Gometz. Le plus proche était à Rochefort . La route de Chevreuse à Rochefort passait ici même, et la forteresse de Bévilliers permettait de contrôler la route. 

Abris et ancienne grille d’entrée menant à la route Chevreuse-Rochefort

2-

Prenez ce chemin vers le nord, vers un belvédère.

Restez au pied de la tourelle en bois, (N’y montez pas car elle est fragile).

En hiver on a une bonne vue sur le bord du plateau, et le vallon. A l’ouest quelques très grands pins laricio émergent des bois, et font écho à un autre bosquet de pins laricio qui se trouve proche du château.

2-6′

Les promeneurs qui souhaitent rester près du château reviennent sur leurs pas jusqu’au miroir d’eau (n° 6′)

Prenez le chemin qui descend dans le vallon.

Les bois sont de feuillus, principalement des chênes et des frênes, quelques bouleaux, hêtres.

De grands pins sylvestres s’y remarquent, ce sont des arbres naturellement présents dans les bois de la région.

En descendant le chemin on voit que le sol est fait d’argile et de sable. Nous sommes en bordure du plateau du Hurepoix, avec des couches d’argile rouge et de sable clair. Les pierre de meulières se constituent dans l’argile rouge, alors que les sables se sont souvent durcis en blocs de grès.  L’eau qui ruisselle traverse ces couches jusqu’à une couche d’argile verte plus imperméable où coule les rivières comme l’Yvette, constituant le paysage très caractéristique de la vallée de Chevreuse.

Le long du chemin les mousses prospèrent.

On aperçoit bientôt de grands châtaigners plantés là afin de récolter les châtaignes.

C’est au XVII et XVIIIe siècle qu’ont été plantés plus de 400 arbres qui permettaient d’obtenir de la farine durant les années souvent froides de la « petite période glaciaire » pendant lesquelles le blé ne murissait pas bien. Les arbres étaient greffés, ce que l’on voit encore aujourd’hui en la partie basse du tronc. Quelques sujets très vieux restent sur le domaine. Souvent creux, ces arbres hébergent toute une population d’oiseaux comme le pic-vert  et le pic-épeiche, la mésange, ainsi que des écureuils.

La châtaigneraie longe la route de Rochefort à Chevreuse

les Houx sont nombreux et certains étaient exploités pour leur bois dur. Une partie du parc s’appellait la « housseraie ».

3-

Le chemin croise sur un pont de pierre un ruisseau, l’Ecosse-Bouton, ou ru du fortin, dont l’eau dévale le côteau jusqu’aux étangs puis vers l’Yvette. En vous approchant de la berge, vous verrez de belles fougères habituées aux lieux humides.

Descendez vers le fond du vallon où vous retrouverez l’ancienne route Rochefort-Chevreuse.

Une fontaine permettait de capter l’eau d’une source.

Vous croiserez bientôt le chemin qui mène au village.

Au bout, une grande grille et un pavillon de gardien marquent l’entrée du parc côté village: on est là au centre de Choisel, avec sa belle église et son vieux lavoir. Le chemin passe sur une digue entre les étangs aménagés fin XIXe siècle.

Sur les pelouses des tulipiers de Virginie et des platanes ont été plantés, plus loin des pins Douglas et des cyprès chauves .

Ne prenez pas ce chemin vers le village, mais continuez vers le bord du parc, derrière l’étang, où vous trouverez les splendides cyprès-chauves.

4-

Aussi appelés Cyprès de Louisiane, ils perdent leurs « feuilles » en automne. Leur nom vient de leur aspect dénudé en hiver, mais aussi de leurs racines « aériennes » qui ressemblent à des cranes chauves. Ils se plaisent en bordure d’eau.

Ces cyprès sont très grands, avec un bois assez gris.

Sur l’étang vous verrez des canards, des oies bernache et un éventuel héron.

Revenez sur vos pas, et prenez l’allée carrossable Achille-Fould qui mène au château en longeant un vallon.

Au fond du vallon on voit le mur d’enceinte du parc, et, à l’extérieur, la fontaine « Saint Paul ».

Le long de l’allée de beaux chênes et hêtres, ainsi que des ifs plantés, puis quelques rhododendrons.

Hêtre et ifs

En contrebas se trouve une sablière dont on utilisait le sable pour construire les bâtiments du domaine.

Vous arriverez en bordure de plateau où se trouve un escalier.

Avant de le prendre, continuez quelques pas jusqu’aux première jonquilles qui fleurissent en bordure de chemin. En contrebas, dans le vallon, les jonquilles moins bien exposées, mais en plus grande quantité, se préparent….

5-

Montez les escaliers, et avancez dans ce bois appelé la Garenne car on y chassait. Restez sur le chemin qui longe le bord du vallon. A droite, on voit derrière les arbres dénudés le coteau boisé.

A gauche, on aperçoit de larges allées qui mènent au château.

Début mars, les jacinthes sauvages pointent mais les anémones des bois sont encore enfouies sous les feuilles mortes.

6-

En arrivant au bassin de la Grenouillère, on a une vue étendue sur la vallée de Chevreuse où coule l’Yvette, et les bois qui couvrent l’autre versant de la vallée. Au fond se trouvent les châteaux de Dampierre et de Mauvières.

La promenade se poursuit sur l’herbe entre les grands rhododendrons pour arriver en contrebas du miroir d’eau, à la grande mosaïque de buis.

6′-

Continuez en montant près du miroir d’eau entouré de jardins à la française, dessinés par Henri et Achille Duchêne vers 1900.

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Vue cavalière du château – Henri et Achille Duchêne

A l’ouest le bosquet de pins Laricio que l’on voyait du belvédère, planté avant la réalisation du miroir d’eau.

Les Laricios vu du château

A l’est un majestueux cèdre du Liban de la fin du XVIIIe siècle et le colombier médiéval. Au delà, on entre dans  le jardin à l’anglaise.

Cèdre, pigeonnier, Laricios près des communs, buis et ifs

Le colombier est ce qu’il reste de la ferme triangulaire que l’on voit sur les plans des XVIIIe et début XIXe siècle. Entrez dans le colombier , vous verrez les nombreux boulins, et son fonctionnement.

cadastre de 1819

Poursuivez vers les communs et ferme du XIXe siècle, avec un bosquet de pins laricio nouvellement planté.

7-

Aujourd’hui, des scènes de contes de Charles Perrault sont présentées dans les communs, allez y faire un tour……. vous verrez par exemple Barbe-Bleue, Peau-d’âne, ou les fées…

Entrez chez Barbe-Bleue pour écouter le conte…… et vous verrez dans le décor une statue, qui ornait les jardins. Il s’agit de Marie-Adélaîde de Savoie, en Diane chasseresse, par Coysevox, copie du XVIIIe siècle. Les deux vasques sont du XVIIIe siècle également.

Continuez vers l’orangerie et le labyrinthe. Si vous avez le temps, allez l’explorer… vous verrez qui se trouve dans le pavillon central.

Sinon, allez voir la floraison des noisetiers « tortueux » plantés en contrebas de l’orangerie, là où poussait il y a bien longtemps de la vigne.

8-

Prenez des escaliers pour accéder au jardin des Princes.

En hiver, c’est l’allée sous la pergola qui regroupe la plupart les plantes qui fleurissent très tôt. Ailleurs, vous verrez surtout les hampes des fleurs d’automne. L’hiver est la période de taille des pommiers et poiriers en espalier.

Hellébores orientalis

Les hellébores fleurissent dès Noël. Il faut attendre la mi-janvier pour voir les premières fleurs de l’Hamamellis. Sinon, on voit par temps ensoleillé la floraison embaumée du Sarcococa …

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Clématite armandii

On remarque en mars les crocus et les perce-neige, puis les bourgeonnement des clématites Armandii, des viornes … pendant que les iris et les tulipes hâtives sortent de terre.

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Iris
Hamamelis sous la pergola

L’allée la plus basse du « Jardin des Princes » est bordée par la « plate-bande bleue » qui commence à fleurir en mars, avec les premiers iris, et quelques anémones.

Anémones

Le bassin central est orné de narcisses qui commencent à fleurir début mars.

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9-

Traversez le jardin et continuez vers la cour du château. Entrez dans la grande galerie (sauf en période de grand confinement).  Vous verrez de splendides portraits des rois Louis XVI et Louis XVIII qu’ont servi les Breteuil. Une collection de photos montre la vie au château vers 1900.

Bonne fin de visite!

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Doc IGN, Popgouv, HB et Breteuil

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